dimanche 12 février 2017

Onésiphore: dead or alive?



Si vous discutez avec un papiste au sujet de la prière pour les morts, vous risquez d'entendre que la Bible cautionne cette pratique, et qu'on en trouve même la preuve par l'exemple de l'Apôtre Paul, au sujet de son ami Onésiphore.
En effet, dans sa seconde épître à Timothée, Paul écrit tout d'abord les choses suivantes (1: 16-18):
Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la maison d'Onésiphore, car il m'a souvent consolé, et il n'a pas eu honte de mes chaînes;
au contraire, lorsqu'il est venu à Rome, il m'a cherché avec beaucoup d'empressement, et il m'a trouvé.
Que le Seigneur lui donne d'obtenir miséricorde auprès du Seigneur en ce jour-là. Tu sais mieux que personne combien de services il m'a rendus à Éphèse.

Puis, à la fin de cette même épître (4: 19):
 Salue Prisca et Aquilas, et la famille d'Onésiphore.

Conclusion de (certains) papistes: il semble qu'Onésiphore était mort lorsque Paul priait pour lui en cette épître. Donc, il convient de prier pour les morts. C.Q.F.D!

Réponse: il était question de prouver que Paul a prié pour les morts; pour cela, on nous a montré que Paul a prié pour un homme... dont rien ne prouve qu'il était mort!
St Jean Chrysostome, dans sa dixième homélie sur 2 Timothée, considère ainsi que si Paul salue finalement la famille d'Onésiphore (et non son chef), c'est tout simplement parce que ce dernier était alors... à Rome, avec Paul:
 « Saluez Priscille et Aquila et la maison d'Onésiphore », qui était alors à Rome, comme on le voit au commencement de cette lettre : « Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la maison d'Onésiphore, qui étant venu à Rome m'a cherché avec grand soin. « Que le Seigneur lui donne de trouver en ce jour-là miséricorde devant le Seigneur ». En le saluant de la sorte, saint Paul excite toute sa famille à imiter la vertu de son chef. (*).

Donc, lorsqu'un papiste amène ce passage en faveur de ses superstitions, c'est une énorme faute logique, et une preuve de rien du tout, sinon du fait que rien ne légitime ni ne prouve, dans les Écritures, qu'il faille (ou qu'on puisse) prier pour les morts!

Bucerian

_______________________
(*) Certains commentateurs ont fait valoir un exemple similaire avec la salutation de la famille de Stephanas, en 1 Corinthiens 16.

mercredi 1 février 2017

FLM, FSSPX... aucune frontière pour l'ambition romaine!

L'information circule: Rome se rapproche d'une entente avec les sectateurs du superviseur général de tous les papes: Monseigneur Lefebvre.

 “En ce moment, nous travaillons sur le perfectionnement de quelques aspects de la forme canonique (pour accueillir la FSSPX ndlr), qui sera une prélature personnelle“, explique ainsi Mgr Pozzo à Vatican Insider, un site proche du Vatican.
Les champions de l’œcuménisme, artisans de cette belle unité, nous diront-ils qu'ils ne savaient pas?...
Restons fidèles à l’Évangile de Notre Seigneur, sans laisser altérer ou étouffer la vérité du salut par la foi seule!

Bucerian

lundi 30 janvier 2017

Athées, fausse question et vrai problème


On lit dans l’Écriture: "l'insensé a dit dans son cœur: il n'y a point de Dieu", et non: "L'insensé a pensé dans son cœur"; si bien qu'il se le répète par cœur en lui-même plutôt comme une chose qu'il souhaite qu'une chose qu'il puisse croire pleinement et dont il soit persuadé; car nul ne nie l'existence d'un Dieu hors ceux qui ont intérêt qu'il n'y en ait point.
La meilleure preuve que l'athéisme est plutôt sur les lèvres que dans les cœurs est que les athées n'arrêtent point de parler de leur opinion, comme s'ils mollissaient au fond d'eux-mêmes et seraient heureux de se voir renforcer par l'adhésion d'autrui.
Francis Bacon, Essais, XVI - De l'athéisme



Récemment, j'ai échangé avec des athées qui m'ont affirmé que si l'on pouvait leur prouver l'existence de Dieu, ils se convertiraient.
D'où cette série de questions: doit-on s'efforcer de "prouver" l'existence de Dieu? Est-ce que la conversion des hommes dépend de telles preuves?...
Disons-le d'emblée: la réponse à ces questions est "non".
Il n'est pas nécessaire de "prouver" l'existence de Dieu, puisque Celui-ci se rend témoignage au cœur des hommes (même des athées!), lesquels sont incapables de noyer l'intuition qu'ils ont de Lui.
D'ailleurs, Notre Seigneur n'a pas mandaté ses disciples pour qu'ils prouvent son existence mais pour qu'ils annoncent sa bonne nouvelle (Matthieu 28. 19).

Par conséquent, le mieux à faire face à des athées (qui parlent et agissent comme s'ils étaient en mesure de nous tourmenter par leur défiance) est de leur rappeler que la vraie question n'est pas celle (soutenue par des artifices hypercritiques!) de savoir si Dieu existe (pas plus que de savoir si nous sommes dans la matrice, ou si Elvis est bien mort), mais plutôt de savoir ce que Dieu pense de nous et quel bilan il va tirer de notre vie
Qu'est-ce qu'un être parfaitement Juste et Honnête dirait de vous? Et surtout: que dira-t-Il de vous?
Cette question-là se pose au athée comme à n'importe quel être humain, et il convient d'en rappeler l'urgence!

Or, à défaut de prétendre à un bilan parfait, chacun tentera de se convaincre que le bilan est globalement positif.
Globalement positif? Est-il nécessaire de signaler que c'est précisément le genre de bilan le plus douteux qui soit?... Et d'ailleurs, que veut dire "globalement", sinon qu'il s'agit d'une sorte de compote dont les fruits les plus appétissants sont corrompus par les immondices auxquelles ils sont mêlés?
Qui donc prendrait plaisir à une chose aussi nauséabonde?
 
Soyons clairs: le bilan ne sera positif pour personne; aussi faut-il que chacun, désespérant de lui-même, reçoive sa justice du Pardon qui est donné en Jésus-Christ, à quiconque croit en Lui.

Bucerian




dimanche 29 janvier 2017

Oecuménisme du sang et SOLA FIDE





A moins d'être une chimère, "l'œcuménisme du sang" doit nous amener au message évangélique, tel que compris par les Réformateurs Protestants. Car ça ne peut pas être pour se mériter le Ciel que tombent les martyrs, mais pour ne pas renier Celui qui leur a mérité le Ciel et dont ils reçoivent les richesses par la foi. La foi seule.

Bucerian

samedi 28 janvier 2017

Scandale à la messe de Noël


Quel scandale? La messe?
Oui, la messe est déjà un scandale, et pas des moindres. 
Néanmoins, c'est d'un autre scandale dont il est question ici. La chose est arrivée à Sisteron:
 Le soir de Noël, des musulmans auraient, selon des personnes présentes sur place, "récités des sourates coraniques devant l'autel en compagnie du curé".
Jusque sur Radio Notre Dame, il se trouve de bonnes âmes pour blâmer ce curé et s'indigner d'un tel délire. Ces âmes ont certes bien raison: le syncrétisme et le relativisme sont intolérables!

Toutefois: comment blâmer ce petit curé, quand on est soi-même disciple du pape de Rome?
Comment ignorer que ce petit missotier n'a fait qu'imiter l'exemple laissé publiquement par "saint" Jean Paul II?
*
*
 *
*
*
 Comment ignorer qu'il n'a fait qu'obéir aux directives données, tout aussi publiquement, par simple François, commandeur des incroyants?
*
Je sais bien que de telles impiétés sont aussi fréquentes de la part de "pasteurs" soi-disant Réformés. 
La différence est que, moi, je ne regarde pas ces pasteurs comme les chefs de l’Église Universelle pour me condamner à les fréquenter et à les suivre jusqu'en enfer.
*
*
A méditer...
*
Bucerian



vendredi 27 janvier 2017

Du jamais vu...




... au moins depuis l'époque des Nephilim (*): des chercheurs sont parvenus à créer des embryons de porcs renfermant des cellules souches humaines, dans le but de constituer (à terme) des élevages de bêtes porteuses d'organes humains.

La situation des personnes en attente de greffe est évidemment dramatique, si bien que l'on ne peut que comprendre le désir de leur venir en aide de la façon la plus efficace possible. Néanmoins, de telles manipulations semblent outrepasser tout ce que l'homme est en droit d'entreprendre et ouvrent la porte à des dérives encore plus inquiétantes.

... les animaux présentant des signes extérieurs humains, tel un embryon porcin dont les extrémités ressembleraient à des mains ou à des pieds, devraient être sacrifiés avant leur naissance.
Bucerian
_________________
(*): Pour plus de détails, se rapporter au Livre des Géants, des Manuscrits de la Mer Morte.

jeudi 26 janvier 2017

Messieurs en chasubles, repentez-vous les premiers!



Le 17 janvier, le primat de l’Église d'Angleterre et l'évêque d'York ont publié un document commun, appelant les chrétiens à se repentir des divisions causées lors de la Réforme.

Ce genre de propos est obscur et laisse planer une confusion sur des notions qu'il convient pourtant de distinguer nettement. St Augustin expliquait en effet, dans ses Dix-Sept Questions sur l’Évangile selon st Matthieu, qu'il existe une différence entre schismatiques et hérétiques.
Les schismatiques sont ceux qui, tout en partageant la foi orthodoxe, se séparent gratuitement de leurs frères. L'un des exemples les plus connus de cette attitude se trouve à l'époque de st Irénée, lorsque des évêques orthodoxes entreprirent de rompre le cours normal de leur communion, au prétexte qu'ils ne célébraient pas tous la fête de Pâques à la même date. Dans un tel cas de figure, il est bien évidemment normal de se borner à appeler les chrétiens au repentir pour leurs divisions.
Les hérétiques sont, en revanche, dans une autre situation: ils entreprennent de se séparer (et de séparer les autres) de la foi orthodoxe -- et donc de l’Église véritable!
Ici, la division va survenir, mais ce ne sera pas gratuitement. La division sera justifiée et même rendue nécessaire par la Parole de Dieu. On trouve un exemple d'une telle division à l'époque de la Réforme, où les sectateurs papistes ont combattu et tenté d'éradiquer la foi orthodoxe, par tous les moyens -- même légaux. Dans un tel cas de figure, on ne peut plus parler d'attitude simplement schismatique, et si l'on veut déplorer les divisions qui en procèdent, il faut remonter en amont pour condamner les fausses doctrines qui en sont la cause.

Mais cela, on s'y refuse! Voulant le beurre et l'argent du beurre, le péché et la vie, l'hérésie et l'unité, on condamne le salaire de l'hérésie (la division) en se gardant de dénoncer l'hérésie! C'est faire à la théologie et à l’Église le genre de toilette qui avait cours, à une certaine époque, où les gens couvraient leurs odeurs par du parfum, au lieu de prendre un bain!

Eh bien! si le pape veut conserver les canons du concile de Trente (plutôt que de plier le genoux et se repentir), cela le concerne -- ainsi que ses disciples.
Si l'archevêque de Cantorbury cautionne cette impénitence, cela le regarde aussi. 
Qu'ils se souviennent seulement que, selon le mot de Bossuet, Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. 
Mais qu'après avoir protégé une telle poutre dans leur œil, ces prétendus primats entreprennent de notifier aux fidèles qu'il y a une quelconque paille dans le leur, et qu'il est urgent de s'en repentir... c'est une prétention que nous ne pouvons pas passer sous silence.

Bucerian

mardi 24 janvier 2017

Deux erreurs en faveur de l'oecuménisme





Voici quelques mois, j'ai partagé un article destiné à fermer la voie de l’œcuménisme avec Rome. Comme je le pensais, personne n'a jamais été en mesure de réfuter les conclusions que je présentais alors.

En parallèle, je constate que beaucoup de gens estiment naïvement que l’œcuménisme avec l’Église romaine reste justifié, et ce pour deux raisons, que je tiens à réfuter.

Première raison: pour l'essentiel, l’Église de Rome aurait abandonné ses erreurs, lors du concile Vatican II.
Seconde raison: il semblerait que le pape actuel, François, soit un homme doux, humble et saint.

Mais ces considérations sont erronées. Et voici pourquoi:

1) Le concile de Trente 
Le concile de Trente s'est peut-être tenu au XVIe siècle, mais ses conclusions sont, aujourd'hui encore, l'enseignement officiel de l’Église romaine.
Le concile Vatican II n'y a rien changé et ses participants se sont même engagés à recevoir et à garder cet héritage. (*)
Il est vrai que des attitudes de Rome ont été modifiées (provisoirement?), notamment dans le rapport du Vatican à la liberté de conscience; mais le dogme reste le même. Et le dogme du concile de Trente (sur la Justification, notamment) est un dogme ouvertement contraire à l’Évangile.

2)  Le pape François 
Le pape François apparaît effectivement comme un être aimable, doux et chaleureux. Peut-être l'est-il réellement (... et peut-être pas).
Mais ce qui est certain, c'est que la personnalité du pape n'est pas le dogme de L’Église romaine. Il faut se souvenir que, du témoignage général, le prêtre Arius d'Alexandrie, au IVe siècle, était un homme tout à fait respectable et respecté, considéré comme un modèle de vertus. Pourtant, Arius n'en fut pas moins l'un des plus grands hérésiarques de l'histoire de la chrétienté, exécré de l’Église et responsable de la damnation d'un grand nombre d'âmes.

Les Écritures nous disent d'éprouver les esprits en examinant avant tout les enseignements qu'ils professent. Si nous faisons cela avec Rome et ses dignitaires, nous ne pouvons que déplorer de damnables hérésies et appeler les victimes de cette organisation à répudier ces erreurs.

Bucerian

_________________________

(*) Merci à Domus pour ce lien.

lundi 23 janvier 2017

500 ans de la Réforme: Sola Augustana sinon rien!



Alors que les cultes luthéro-papistes se multiplient pour fêter la Réforme, et que les "libéraux" du monde entier se félicitent de l'unité qui se construit comme par leurs mains, une mise en garde s'impose pour ne pas risquer de se faire berner par la possible (ultime) manœuvre du papisme.

Bucerian