jeudi 11 janvier 2018

Index mondial de la persécution des chrétiens 2018


Basé sur une étude de terrain, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens apporte une analyse objective de la situation vécue par 215 millions de chrétiens dans les pays où la persécution est forte à extrême. Portes Ouvertes se tient à leurs côtés.

La suite, ici.


Bucerian


 

N. T. Wright et la "nouvelle perspective" sur Paul

Il y a quelques semaines, je partageais la première partie de la conférence du révérend Angus Stewart au sujet de la Justification et la fausse doctrine de N. T. Wright sur ce sujet capital.
Voici (enfin!) les deux parties ensemble:


 
Part. 1/2



 Part. 2/2

Je vous souhaite un bon visionnage et je prie le Seigneur que cette édifiante conférence permette à beaucoup de venir et revenir à la foi de toujours.

Bucerian


mardi 2 janvier 2018

Petites méditations sur Daniel (1)


Lecture: Daniel, chapitre 1

Daniel et ses compagnons sont à Babylone, sous le règne d'un despote. Fidèles à Dieu, les jeunes gens refusent les mets que leur apporte le chef des eunuques.

Il n'y a plus aujourd'hui, pour le peuple de Dieu, d'interdit alimentaire. En vertu de la "liberté chrétienne", la charité nous conduit simplement à être "Juif avec le Juif et Grec avec le Grec" afin d'amener le plus grand nombre au Christ (exemple: Romains 14-15).

Néanmoins, la maxime citée plus haut ne veut en aucun cas dire "être pécheur avec le pécheur".  En cela, l'exemple de Daniel, jeune déporté face à la volonté d'un despote, reste d'une très grande actualité.
Nous sommes en ce monde sans être de ce monde. Combien de fois ce monde de péché nous présente-t-il ses mets, sous la forme d'idées, de pratiques, et de "valeurs" que nous savons être incompatibles avec notre foi, mais que la pression sociale nous pousse au moins à admettre -- sinon à partager -- et ce pour ne pas être accusés de "casser l'ambiance", de "jeter un froid", en affirmant des principes qui (dit-on) nous donnent des airs agressifs, impolis, intolérants, ringards et/ou méchant?

La tentation est alors immense de se compromettre (n'est-ce pas une petite affaire? On ne va pas "en faire tout un plat" -- c'est le cas de le dire!) et ce, ou bien pour ne pas s'attirer d'ennuis, ou bien pour ne pas mettre autrui dans l'embarras (voyez le verset 10).

Mais tout abus de la "liberté chrétienne" est dangereux: on ne peut pas confondre, ou laisser confondre la liberté (y compris la liberté de dire "non") avec la licence, la lâcheté et la compromission facile.

Combien de fois avons-nous cédé à de "petits arrangements" avec notre conscience et avec l'inconscience de ce monde?
Quelle meilleure excuse aurons-nous que n'en aurait eu Daniel, jeune homme à la cour d'un tyran?
Que cette année commence dans un sérieux repentir pour nos fautes passées et une ferme foi dans la miséricorde, le pardon que Dieu nous donne en Christ -- ainsi que la prédication évangélique nous en assure tous, et qui est scellée en chacun par le baptême.
Enfin, que cette nouvelle année soit  vécue dans la grâce de Dieu avec la ferme résolution d'être fidèles dans le petites choses pour affronter, d'un pas assuré, les grandes.

Bucerian




lundi 1 janvier 2018

2018




Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 
(2 Pierre 3. 9) 


Chers lecteurs, nous vous souhaitons une nouvelle année pleine de bénédictions, dans le Seigneur.
Que ce temps de grâce, que Dieu nous accorde, soit pour chacun l'occasion de réformer ses voies selon la Parole, de se détourner des faux évangiles et des plaisirs trompeurs de ce monde pour embrasser le Fils de Dieu et mettre sa confiance en Lui seul.
Avec l'aide de Dieu, le Blog Chrétien Protestant entend participer, cette année encore, au témoignage et à la défense de la foi authentiquement évangélique.

Bucerian

dimanche 24 décembre 2017

Fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ








Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie:
c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.(Luc 2. 10-11)


Certes,  en notre monde sécularisé, la joie de Noël devient presque la dictature de réjouissances artificielles, fondées sur une pseudo-sagesse épicurienne: il serait question de se réjouir par la "féérie de Noël", sorte de symbole de "la beauté de la vie"...
Certains téléfilms, diffusés en cette saison, poussent la niaiserie jusqu'à inciter "les grands" à croire... au père noël! On comprend que les endeuillés ne soient pas d'humeur à participer aux célébrations si sordides de ce faux-évangile...




Quant à nous, nous vous souhaitons à tous une très joyeuse fête de la Nativité de Jésus-Christ, Verbe fait chair (Jean 1). Ceci n'est pas l'injonction de se réjouir artificiellement par un bonheur précaire, ou déjà perdu -- mais au contraire, l'exhortation à regarder vers le don de Dieu, consolation dans nos peines, nos afflictions et nos deuils: Dieu est avec nous (Matthieu 1).
Il n'est pas avec nous comme le supporter est (moralement) présent avec son équipe de foot, du haut de la tribune: il est avec nous au sens où il est personnellement venu sur le terrain, qu'il porte notre maillot (ou plutôt: qu'il nous donne de porter le sien) et qu'il lutte avec nous pour nous donner la victoire sur toute force de mort, par la foi en son nom.
Celui qui effacera nos larmes n'est pas un père noël à imaginer: il est réellement né.

Dieu avec nous (Matthieu 1)! 

Puisse ce mystère apporter consolation et joie à celles et ceux qui sont éprouvés par la maladie, les difficultés de la vie, la souffrance et le deuil.

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Et parce que notre intelligence, autant que notre cœur, a besoin d'être réchauffée par la Lumière de la Vérité chrétienne, voici la formulation unanime de l’Église, au sujet de ce grand mystère de l'Incarnation (Formule d'Union de 433, concluant les travaux du concile œcuménique d’Éphèse):
 Ce que nous pensons et disons au sujet de la Vierge Mère de Dieu et du mode de l'Incarnation du Fils unique de Dieu, nous le dirons brièvement et autant qu'il est nécessaire, non pour ajouter quelque chose, mais pour vous en assurer pleinement, comme nous le tenons depuis le commencement, pour l'avoir reçu des divines Écritures et de la tradition des saints pères, sans rien ajouter à la foi qui a été exposée par les saints pères de Nicée. Comme nous l'avons déjà dit, elle suffit à la connaissance de la vraie foi et à la réfutation de toute erreur hérétique. Nous parlerons donc sans avoir l'audace d'aborder ce qui est inaccessible, mais, en confessant notre propre faiblesse, nous fermerons la bouche à ceux qui veulent nous attaquer parce que nous scrutons ce qui est au-dessus de l'homme.

Nous confessons donc notre Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, Dieu parfait et homme parfait, fait d'une âme raisonnable et d'un corps, engendré du Père avant les siècles en sa divinité, et à la fin des jours le même pour nous et pour notre salut, né de la Vierge Marie en son humanité ; le même consubstantiel au Père en sa divinité et consubstantiel à nous en son humanité. Car des deux natures l'union s'est faite ; c'est pourquoi nous confessons un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur. Et à cause de cette notion d'une union sans mélange, nous confessons que la sainte vierge est Mère de Dieu, parce que le Verbe de Dieu s'est fait chair et s'est fait homme, et que dès la conception il s'est uni le Temple qu'il a pris d'elle.
Quant aux expressions des évangiles et des apôtres au sujet du Seigneur, nous savons que les théologiens appliquent les unes indifféremment, parce qu'elles visent l'unique personne, mais qu'ils distinguent les autres parce qu'elles visent les deux natures, et qu'ils attribuent à la divinité du Christ celles qui conviennent à Dieu, et à son humanité celles qui marquent son abaissement.

Bucerian

Avent, 3e & 4e dimanches





Lorsqu'elle confesse sa foi, l’Église Chrétienne, en chacun de ses membres,  déclare que:
"Jésus-Christ, Fils unique de Dieu (...) qui pour nous hommes et pour notre salut est descendu des cieux, s’est incarné par le Saint-Esprit, de la Vierge Marie et s’est fait homme"

Tout cela est-il conforme aux Écritures saintes? 
La confession de l’Église est-elle l’écho fidèle de la Parole normative de Dieu?
Nous croyons que oui, et c'est la raison pour laquelle nous affirmons le caractère dogmatique, du propos de ce même Symbole. 

Pourtant, des esprits vides de foi nous demandent (pour excuser leur incrédulité) si Dieu a vraiment dit ce que nous confessons. 
Ils font valoir cette considération que "seuls deux évangiles (sur quatre) narrent les circonstances exactes de la nativité du Christ".

Réponse:

a) Les esprits tortueux dont nous parlons [qui s'appellent "libéraux" et que nous savons n'être rien d'autre que des gnostiques], veulent-ils dire qu'ils croiraient si les quatre évangiles rapportaient expressément le fait de la nativité?
C'est important, car les quatre évangiles proclament ouvertement le fait de la résurrection corporelle de Jésus-Christ et nous savons que les gnostiques se tordent comme des damnés pour nier aussi cet article fondateur de toute la foi. Aussi voyons-nous que leur objection, concernant Noël, n'est qu'un prétexte mensonger (car ils sont des menteurs qui ont pour père le diable / Jn 8), du sable jeté aux yeux, destiné à laisser leur cœur aveugle idolâtrer un pseudo-christ façonné à leur image.

b) Si les récits de la nativité ne se trouvent que dans deux Évangiles, les récits permettant de mettre en doute ces témoignages ne se trouvent nulle part. Il est très curieux que les gnostiques accordent tant de place à zéro texte quand ils font mine de considérer que deux textes sont insuffisants...

c) Quand bien même les livres de la Bible ne seraient que des témoignages humains, deux témoignages suffiraient à établir la véracité des faits (2Co 13). Le prétexte que seuls deux évangiles (Matthieu et Luc) rapportent le fait de l'Incarnation (ce qui n'est d'ailleurs pas exact: Jean 1. 14) devrait donc suffire même aux gnostiques.

Mais la Parole de Dieu n'étant pas une simple parole d'homme, même un seul Évangile suffirait à prouver le récit de la nativité, de sorte que les gnostiques, loin d'ébranler notre foi, ne sont qu'une démonstration de la folie qui attend ceux qui ne croient point.

Bucerian







dimanche 10 décembre 2017

Avent, 2e dimanche





Pour ce deuxième dimanche de l'Avent, une série publiée sur le blog en 2012.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.


Bonne lecture, et que le Seigneur vous bénisse.

Bucerian

vendredi 8 décembre 2017

Avent: l'étoile de Béthléem?




Des chercheurs croient avoir identifié ce qu'était l'étoile de Béthléem qui a guidé les mages venus d'Orient vers l'enfant Jésus, à Béthtléem en Judée, rapporte ChristianHeadlines le 7 décembre.


Qu'en pensez-vous?


Bucerian

L'Avent, pas la mariolâtrie

"De la Mère du Seigneur fut assumée la nature, non la faute"
- St Léon le Grand, évêque de Rome, dans sa Lettre à Flavien, au concile œcuménique de Chalcédoine.



Aujourd'hui, 8 décembre, le papisme célèbre le prétendu dogme de l'Immaculée conception, promulgué en l'an... 1854.

Cet article est si ancien et incontesté parmi les baptisés qu'il est rejeté jusqu'à présent, aussi bien par nous (Protestants)  que par les Byzantins ("Orthodoxes".
En Occident même, jusqu'au Moyen Âge, les auteurs les plus réputés (Bernard de Clairveaux, Thomas d'Aquin...) ne firent aucun cas de cette fable.

Sans écouter les discours novateurs par lesquels les hommes veulent nous distraire et nous égarer, nos regards doivent rester fixés sur le Fils unique de Dieu, Jésus-Christ qui a sauvé ses élus, dont la Vierge, de leurs péchés (Luc 1. 47/ Matthieu 1.21).




Bucerian

mercredi 6 décembre 2017

Les coucous gris de la Fédération Protestante de France

Lundi 4 décembre 2017, la Fédération Protestante de France (FPF) publiait une déclaration fraternelle au Judaïsme, intitulée: "Une mémoire qui engage".

L'objectif principal de ce document était de reconnaître le Judaïsme comme une voie particulière de rédemption. Cette entreprise, consistant à valider la tradition pharisienne comme équivalente à Jésus-Christ, est une pure et simple apostasie qui a déjà été réfutée. Je n'y reviendrais donc pas ici.
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L'un des moyens de cette entreprise ténébreuse était l'affirmation de la "coresponsabilité des chrétiens dans la tragédie de la Shoah", singulier amalgame par lequel la mémoire de nombreux héros, persécutés, torturés et tués dans les camps, dans les geôles de la Gestapo, dans les maquis ou dans les sables de Libye et de Normandie, se trouve traînée dans la boue, pêle-mêle avec celle des assassins Nazis.
Ici encore, chacun jugera en conscience et je ne m'étendrais pas sur cette accusation, sinon pour dire que le respect que nous devons aux victimes de la Shoah (à commencer par le fait de ne pas instrumentaliser leur mémoire pour appuyer des pseudo-théologies) ne saurait constituer le point de départ de la théologie chrétienne - dont la source est close, depuis environ 20 siècles.

Toujours est-il que la déclaration de la FPF commence par ces deux phrases:
"En 2017, les protestants commémorent 500 ans de Réformes (*). Dans leur grande diversité, les héritiers de Martin Luther abordent cet événement avec reconnaissance."
 A priori insignifiantes (comparées aux énormités qui jalonnent le reste du document) ces quelques lignes posent pourtant deux grands problèmes:

1) La FPF n'entend pas célébrer les 500 ans de la Réforme Protestante (à l'exclusion des Réformes Tridentine, anabaptiste et spiritualiste qui lui sont incompatibles), mais plutôt: 500 ans de Réformes (permettant d'inclure, en plus des trois susmentionnées, les autres "réformes" introduites depuis et qui ont une place centrale dans la "Fédé", à savoir: la Réforme de la "Libre Pensée", celle du "Mariage pour Tous" et tant d'autres choses semblables).
Ce faisant, il n'est plus question pour cette organisation de commémorer une époque où l’Évangile éternel (et exclusif!) fut réaffirmé avec force, mais de célébrer au contraire la licence qu'elle s'est donnée, prétendument à l'exemple de Luther, de croire ce qu'elle désire.

2) Les membres de la Fédération Protestante de France s'auto-proclament "héritiers de Luther". En ce qui me concerne, j'ai déjà exprimé mon refus de telles visions, étant entendu que ce dont le Chrétien est héritier, c'est du Royaume de Dieu en Jésus-Christ, son Seigneur.
A ce titre (n'étant pas disciple de Luther) je n'ai aucune difficulté à me démarquer des idées personnelles et/ou politiques (marquées par son temps), et que l'on trouve exprimées dans certains ouvrages du Réformateur de Wittenberg. Mais puisque la Fédération éprouve un grand besoin de revendiquer l'héritage spirituel de notre frère, Martin Luther de Bienheureuse mémoire, considérons ce que l'homme de Dieu a écrit en 1528, dans un ouvrage consacré à la Cène du Christ:

"Puisque je vois que la division et l'erreur augmentent avec le temps (...) de peur également qu'ensuite au cours de ma vie, ou après ma mort, certains ne puissent avoir recours à moi et invoquer faussement mes écrits (...) je veux (...) confesser point par point devant Dieu et le monde entier la foi dans laquelle je compte rester jusque dans la mort et avec laquelle (Dieu m'y aide) je veux quitter ce monde et arriver devant le tribunal de Notre Seigneur Jésus-Christ. Et si, après ma mort, quelqu'un disait: si Luther vivait encore, il enseignerait et tiendrait tel ou tel article différemment (...) je rétorque que (...) j'ai médité tous ces articles avec le plus grand zèle, que je les ai souvent réexaminés en les comparant à l’Écriture (...) et que je suis prêt à les défendre avec autant d'assurance que j'ai employée maintenant (...). Je ne suis actuellement ni ivre, ni irréfléchi. Je sais ce que je dis et je sens bien également ce que cela signifie pour moi dans la perspective de la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ au jugement dernier. C'est pourquoi, personne ne doit m'accuser d'être un plaisantin ou un vain diviseur."

S'ensuit une confession dont le contenu est substantiellement le même que celui de la Confession d'Augsbourg, rédigée, deux ans plus tard, pour être la confession de l’Église dont Luther fut membre jusqu'à la fin de sa vie.

Ainsi, pour être un "héritier de Luther" quelque peu crédible, encore faudrait-il montrer que la doctrine que l'on professe n'a pas été rejetée par Luther comme diabolique -- à l'instar de Zwingli et ses opinions, à Marbourg. 
Or la plus élémentaire honnêteté intellectuelle oblige à constater que Luther condamne avec la plus grande fermeté (malgré cinq siècles de distance) les doctrines enseignées par les membres de la FPF et que ce n'est qu'en se référant à un Luther imaginaire, un Luther qui n'a jamais existé, que les membres de la FPF peuvent s'en dire "héritiers" (et, pourquoi pas: fils chéris?)
A ce rythme, on trouvera bientôt que Michel Servet fut l'héritier de st Athanase ou que Calvin fut l'héritier de Pélage!

Pour conclure, les membres de la FPF sont, tels des coucous gris, les héritiers de gens dont Luther a dit: "nous n'avons pas le même esprit" et qui sont néanmoins venus déposer leur progéniture dans le nid qu'il avait habité.
Et comme les coucous gris, ces prétendus héritiers de Luther ne squattent le nid que pour le détruire: c'est ainsi que nous les voyons se livrer à un soi-disant exercice d'autocritique à l'égard de positions de l'homme Luther, uniquement pour attaquer férocement sa théologie -- et celle des Églises fidèles.

Des héritiers? Non. des imposteurs.



Bucerian


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(*) En italique dans le texte.